Coup de coeur Trans Musicales de Rennes 2014

1 TRUCK, 3 DAYS, 15 SHOWS : NO ESCAPE !
15 CONCERTS ITINERANTS
DANS TOUTE LA VILLE
LES 4, 5, 6 DÉCEMBRE 2014

PLAN INTERACTIF

Cliquez sur les numéros pour être guidé avec l'appli plan sur les lieux de concert.

« MellaNoiEscape s'impose comme l'album pop-rock de l'année. »

L’HUMANITé DIMANCHE

« Un disque puissant et tumultueux, où les ascensions soniques précédent des chutes vertigineuses (...) Fascine par sa richesse texturale, sa rigueur mélodique. »

LES INROCKUPTIBLES

« Éclatantes, incisives ou bien sombres, ces chansons sont l'accomplissement d'une véritable cristallisation stendhalienne. »

MAGIC

« Une musique qui s'envole et nous montre la hauteur, et nous rappelle plus que l'essentiel (...) Une expérience véritable. »

A DECOUVRIR ABSOLUMENT

« Une course au grand air, une vraie bouffée de vie. »

LONGUEURS D'ONDES

« Une merveille sourde et irradiante. »

ABUS DANGEREUX

« Pas un temps mort, pas un souffle de trop, on ressort de cette expérience musicale un peu plus fort, avec la rage au ventre, avec l'envie de changer pour s'ouvrir d'avantage. (...). A voir sur scène. »

FROGGY'S DELIGHT

MELLANOISESCAPE

Mouvement, bruit, couleur, lumière. C’est ainsi que pourrait se résumer MellaNoisEscape, premier projet véritablement solo d’Olivier Mellano après le duo Mobiil et l’énorme machine du triptyque « How We Tried… ». Cette fois l’idée est de tout maîtriser, de… s’échapper. Le côté « Noise », pas si évident à la première écoute, vient de l’intention de départ, plus brute et plus proche de Shellac. Mais en amoureux de Blonde Redhead, référence assumée, Mellano tend aussi à viser ce point rare où noise et pop se rencontrent.Qu’on ne s’y trompe pas, malgré sa culture faite de musiques sombres, pointues, parfois difficiles d’accès, Olivier Mellano est aussi et peut-être avant tout un amoureux de la mélodie (et à ce titre un féru de musique brésilienne). Si Mellano a développé depuis Mobiil une certaine facilité pour l’écriture (au point de devenir écrivain par ailleurs), il considère l’anglais comme la langue naturelle du « rock » et l'envisage avant tout comme un instrument. S'il s’est éloigné des thématiques politiques c'est pour se rapprocher de l’élément poétique, ses textes conservent néanmoins l’idée d’une forme de combat, celle d’un guerrier humaniste, positif, jamais cynique, celle d’une obscurité qui tend vers la lumière. Et si les guitares sont bien présentes, les machines sont venues quant à elles ouvrir le spectre, élargir un propos musical qui, par son côté tuilé, fugué, laisse deviner derrière les instruments modernes une culture affirmée de la musique baroque du XVIIe siècle. La question de jouer ces chansons sur scène tout en voulant se présenter seul au public ne s'est posée qu’après l'enregistrement de l'album. Un exercice peu évident au vu de la richesse du propos mais que Mellano présente comme un véritable numéro de jongleur dont il apprécie la tension.

OLIVIER MELLANO

Olivier Mellano a évolué depuis une vingtaine d'années dans plus de cinquante groupes parmi les plus emblématiques des musiques actuelles en France parmi lesquels Dominique A, Bed, Laetitia Shériff ou Psykick Lyrikah. Il déploie parrallèlement ses compositions pour orchestre symphonique, ensemble de 17 guitares électriques, clavecins, orgue, voix ou quatuor à cordes (« La Chair des Anges », « How we tried... » - Naïve Classique). Son identité se renforce à mesure qu'il croise les esthétiques et qu'il investit les champs du cinéma, du théâtre, de la danse et de la littérature.Recentré sur l'essentiel, il synthétise aujourd'hui ses années de forge dans une échappée solo, lumineuse et sonique : MellaNoisEscape.

1er album disponible

Composé, écrit, joué, chanté, arrangé et produit par Olivier Mellano
Batteries par Nicolas Courret sauf 7 et 8 par Régis Boulard
Enregistré et mixé par Nico Sacco au Studio Caverne (Paris)
Masterisé par Fred Kevorkian à Kevorkian Mastering (New York)
Peinture "Galaxy" de Fritz trautmann. Huile sur toile (1949) avec l'autorisation du Musée de Rochester.
Artwork Yoann Buffeteau

The Best Death qui ouvre l’album résume assez bien l’esprit qui anime son auteur: la mort vue comme ce qui donne du sens à la vie et à ce qu’on en fait, un élément lumineux, cette envie d’irradier de quelque chose qui touche les autres, qui dépasse l’existence. Une lumière qu’on retrouve un peu plus loin dans In Fire's Shade, la conviction qu’il faut faire de cette lumière un carburant sans forcément chercher très loin, ce qu’évoque Phenomenon: le plus grand mystère, le plus fou, c’est soi-même.

On retrouve également un reste de colère politique cathartique avec We Are The Fuse, et Mellano redonne encore vie à Dead Sparkling Stars, titre décliné sous différentes formes depuis 2006, sorte de pont avec « La Chair des Anges». Il y a aussi des morceaux de vie comme le dionysiaque Karaoke Kid, décalque d’un souvenir de beuverie quelque part en Pologne ou encore A Few Grams Of TNT, seul titre basé sur un scénario, histoire de bombe, histoire d’amour violent, histoire de mort, histoire aussi de résurrection et d’amour apaisé.

So Wide rayonne de cet apaisement, cette façon détachée et sereine d’embrasser le monde dans son immensité. Espace sans limite auquel répond Fix Time, prise de conscience du temps qui passe mêlée de l’envie de le suspendre par la musique. Dans une ekphrasis assumée semblable sur le fond à « How We Tried », Pop Chords se construit sous les yeux (les oreilles!) de l’auditeur: elle est son propre sujet, et après tout c'est le seul sujet, ce que l’on fait, comment on le fait et ce que l’on choisit d’être.

Il fallait aussi une image pour illustrer son propos: Olivier Mellano l’a trouvé dans Galaxy de Trautmann, qu’on pourrait croire sombre mais qui laisse deviner une belle lumière, de la couleur, du mouvement… Abstrait mais pas hermétique. Bruyant mais bienveillant.

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